Verser un montant en une seule fois, en échange d’un capital garanti à l’échéance ou en cas de décès, c’est le principe de l’assurance-vie à prime unique. Une formule qui combine placement, protection et avantages fiscaux. Nicolas Wallinger, conseiller en prévoyance à la CCAP, en décrypte les rouages et les limites.
Vous avez un montant à placer et recherchez avant tout la sécurité ? L’assurance-vie à prime unique peut constituer une solution intéressante. Nicolas Wallinger, conseiller en prévoyance à la CCAP, nous explique le fonctionnement de cette formule et ses particularités.
Contrairement à une assurance-vie classique, où les primes sont versées régulièrement, l’assurance-vie à prime unique repose sur un montant versé en une seule fois à l’assureur. En contrepartie, celui-ci s’engage à fournir une prestation définie dans le contrat, que ce soit à l’échéance prévue ou en cas de décès de l’assuré. Le taux technique est garanti et s’élève actuellement à 1,5 % à la CCAP.
Des avantages fiscaux non négligeables
Au-delà de sa simplicité, cette formule présente des atouts fiscaux intéressants. En effet, cette assurance‑vie bénéficie d’une exonération fiscale du rendement, « à condition qu’elle serve à la prévoyance », explique Nicolas Wallinger. Il faut notamment que :
- l’échéance soit fixée après les 60 ans révolus de l’assuré
- le contrat soit conclu pour une durée d’au moins cinq ans ;
- le contrat débute avant l’âge de 66 ans
- le preneur d’assurance, la personne assurée et le bénéficiaire en cas de vie soient la même personne.
À qui s’adresse cette solution ?
« Il n’y a pas de somme minimale pour conclure une telle assurance, mais cette formule est intéressante à partir de 50’000 francs », remarque Nicolas Wallinger. Grâce à cette double dimension de placement et de protection, l’assurance-vie à prime unique séduit particulièrement les personnes proches de la retraite qui souhaitent renforcer leur prévoyance. « Peuvent aussi être intéressés les retraités ayant retiré leur capital LPP et désireux d’en placer tout ou partie sur une certaine durée », ajoute Nicolas Wallinger.
En revanche, cette formule convient moins bien aux personnes susceptibles d’avoir besoin rapidement de leurs fonds, « même si des possibilités de rachat existent en cas de nécessité ».
Droit de timbre : offert jusqu’à fin février par la CCAP
Autre élément à prendre en compte : un droit de timbre fédéral de 2,5 % est prélevé sur la montant initial. Bonne nouvelle, la CCAP prend en charge ce droit de timbre pour tout nouveau contrat conclu d’ici à février 2027 (au maximum 5’000 francs). Une occasion supplémentaire de s’intéresser à cette solution.
Alors, n’hésitez pas à en discuter avec un de nos conseillers afin de déterminer si cette formule correspond à vos objectifs et à votre situation personnelle.


